N’oublier jamais que Sébta et Mellilia sont deux villes Marocaine

1) Absolutisme Royal :
L'édit de Nantes était un décret fixant le statut des protestants dans le royaume de France, qui dorénavant pouvaient pratiquer leur religion en toute liberté. Cet édit d'Henri IV marqua la fin des guerres de religion entre catholiques et protestants, qui avaient ravagé la France de 1562 à 1598.
L’usage du français pour les actes publics fut imposé en 1621 pour le Béarn, en 1684 pour la Flandre, en 1685 pour l'Alsace et en 1700 pour le Roussillon.
Sous le règne de Louis XIII (1610-1643), Richelieu s'employa à restaurer l'autorité royale au moyen d'une centralisation renforcée, d'une réorganisation de l'armée et de la marine, de la création d'une police omniprésente. Le puissant cardinal Richelieu créa l'Académie française en 1635, qui fut chargée de faire un dictionnaire, une grammaire, une rhétorique et une poétique, et de prendre soin de la langue. Dans l'intention de son fondateur, l'Académie était formée d'une sélection de «gens d'esprit», dont l'autorité pourrait exercer une heureuse influence sur la langue et la littérature françaises. Les tâches de l'Académie française ont été fixées en 1637 : elle devait nettoyer le français des ordures qu'il avait contractées dans la bouche du peuple ou dans la foule du Palais et sa fonction principale était de travailler avec tout le soin et toute la diligence possibles à donner des règles certaines à la langue française, à la rendre «pure», «éloquente» et «capable de traiter des arts et des sciences». Il s'agissait essentiellement de privilégier la langue parisienne d'où toute tournure provinciale ou régionale devait être bannie.
À l'extérieur du pays, Richelieu encouragea l'établissement de la prépondérance française en Europe et celui d'un empire colonial. Pendant la minorité de Louis XIV, Mazarin (1643-1661) poursuivit la même politique que son prédécesseur et prépara le règne de Louis XIV, qu’il avait lui-même formé.
En 1661 commença le règne personnel de Louis XIV, dont la figure domina tout le siècle, tant en France que sur la scène européenne,avec une armée de 300 000 homme. Seul la flotte Française avec 20 Navire seulement.
Sous Louis XIV, la France acquit de nouvelles
provinces: Bretagne, Lorraine, Alsace, Roussillon, Artois, Flandre, Franche-Comté. Par ses acquisitions territoriales, par le prestige de ses victoires, par l'influence
qu'elle exerçait en Europe, la France devint la plus grande puissance du continent, mais restait négligeable comme force maritime, déjà largement dépassée par la marine
anglaise.
Les langues régionales de France perdirent tout prestige dans le Nord, sans disparaître pour autant, mais les élites locales passèrent toutes au français, et l'aristocratie du Sud fit aussi des efforts en ce sens. Dans la plupart des villes du Nord, on pouvait entendre parler le français chez les ouvriers, les artisans et les commerçant; dans le Sud, le français était compris par la bourgeoisie et les grands commerçants dans les centres urbains.
Le 18 octobre 1685, dans son château de Fontainebleau, le roi Louis XIV révoquait l'édit de Nantes signé en 1598 par son grand-père, Henri IV. Sur les conseils de ses ministres, Louis XIV avait alors décidé de supprimer «l'hérésie protestante» de son royaume. Il faut dire qu'il reprochait aux huguenots leur «sympathie» pour l'Angleterre et les Provinces-Unies des Pays-Bas. De plus, à l'exemple de la majorité des Européens de son époque, il ne pouvait admettre que deux religions puissent cohabiter dans un même État. C'est pourquoi il interdit la pratique de la religion protestante, ordonna la démolition des temples et des écoles.
2) Le Français langue de classe social :
Le français n'était encore qu'une langue de classe sociale, sauf au Canada et en Acadie où le français était la langue usuelle. En France, c'était une langue officielle, essentiellement courtisane, aristocratique et bourgeoise, littéraire et académique, c'est-à-dire 1 % de la population.
Son vocabulaire, appauvri par un purisme irréductible, ne s'enrichit pas, sauf par un certain nombre d'emprunts à l'italien (188 mots), à l'espagnol (103 mots), au néerlandais (52 mots) et à l’allemand (27 mots). Quant à la phrase, elle se raccourcit et se simplifia dès le début du règne de Louis XIV; on délaissa les longues phrases guindées de Corneille. Dans la grammaire, il n'y eut pas de faits nouveaux remarquables, sauf la disparition du -s du pluriel dans la prononciation, lequel reste, depuis, uniquement un signe orthographique.
Ce fut aussi l'époque des «précieuses» ou de la préciosité, qui devint surtout l'affaire des dames. Leur principe était celui de présenter la réalité quotidienne, on la nomme autrement. A titre d’exemple le nez devenait les écluses du cerveau, le miroir le conseiller des grâces, le chapeau l'affronteur des temps.
Les précieuses ont aussi créé des mots nouveaux dont certains ont disparu débrutaliser, importamment, soupireur. Mais d'autres ont survécu: s'encanailler, féliciter, s'enthousiasmer, bravoure, anonyme, incontestable, pommade.
Pendant le règne de Louis XIV, le vocabulaire ne
comprenait que les termes permis à l'«honnête homme» et s'appuyait sur la tradition du «bon usage» de Claude Fabre de
Vaugelas (1585-1659), le plus célèbre de tous les grammairiens.
L'Académie française, fondée en 1635 par Richelieu, continua de veiller à la «pureté de la langue» et publia la
première édition de son dictionnaire en 1694, avec quelque 17 500 entrées.
3) l’état du Français :
Même si la langue écrite de cette époque faisait partie du français moderne du fait que les textes nous sont directement accessibles sans traduction, l'état de la prononciation aristocratique n'était pas encore celui d'aujourd'hui. Le féminin des participes, par exemple, était identifiable dans la langue parlée: aimée au féminin se prononçait avec un [é] allongé, alors que le [é] du masculin aimé était bref; l'infinitif aimer avait un [é] encore plus allongé. De plus, la chute des consonnes finales se poursuivait: mouchoi, plaisi, couri, ifaut, constituaient la norme plutôt que mouchoir, plaisir, courir, il faut, qui faisaient «peuple» et «bas». De même, on supprimait les «e» inaccentués dans des mots comme désir, désert, secret, prononcés [dzir], [dzèr], [skrè]. Un autre phénomène intéressant concerne la prononciation de l'ancienne diphtongue oi; les mots en -oi étaient prononcés [wé] ou [wè]. On prononçait [mwé] (moi), [twé] (toi), [rwé] (roi), mais [krwèr] pour croire, [bwèr] pour boire. Ainsi, la langue française de l'Académie se distinguait alors de l'horrible prononciation vulgaire (celle du peuple), qui était passée au [wa] que nous avons maintenant dans roi (plutôt que rwé) conservée comme archaïsme phonétique régional.
On peut parlé de 3 catégories de locuteurs: les locuteurs dits «francisants»(Français du peuple à Paris), les locuteurs «semi-patoisants» et les locuteurs «patoisants».
4) Le Français langue international :
Pendant ce temps-là, en 1714, lors du traité de Rastadt, le français «officiel» fut employé pour la première fois dans la rédaction d'un document juridique international, et il demeurera la langue diplomatique jusqu'à la guerre de 1914-1918. C'est cette langue aristocratique qui était parlée dans presque toutes les chancelleries de l'Europe et employée comme langue pour les tractations diplomatiques; elle avait détrôné le latin. En raison des conquêtes royales et de l'exode des protestants (huguenots) hors de France.
Cette langue était particulièrement diffusée en Angleterre et aux Pays-Bas, mais aussi en Allemagne, en Suisse, en Italie, dans les pays scandinaves, en Hongrie, en Pologne, en Russie tsariste et jusque dans les Amériques (Canada, Acadie, Louisiane, Antilles). Frédéric II (Prusse), le prince de Ligne (Autriche), Giovanni Giacomo Casanova (Italie), Jacob Grimm (Allemagne), Robert Walpole (Grande-Bretagne), Catherine II de Russie, Marie-Thérèse d'Autriche), Joseph II (Autriche) écrivaient un français excellent. Paris était alors la «capitale universelle».
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